QUESTIONS FRÉQUENTES :

Que faire si je suis témoin qu'un enfant est maltraité ?

Quelles situations doivent être « signalées »  ?

Qu'est-ce qui arrive une fois que le signalement est effectué ?

CROYANCES FRÉQUENTES :

"Des histoires d'enfants martyrs, ça n'existe plus au Québec aujourd'hui !"

"De nos jours, les gens dénoncent systématiquement les situations d'enfants négligés !"

"J'habite un quartier favorisé, ce n'est pas ici que les enfants sont maltraités !"

"Si la DPJ s'en mêle, l'enfant sera automatiquement placé en famille d'accueil ou séparé de ses parents. Ce n'est pas ce que je veux !"

"La DPJ a le pouvoir d'intervenir dans n'importe quelle famille, alors je n'ai pas à m'en mêler !"

QUESTIONS FRÉQUENTES :

Que faire si je suis témoin qu'un enfant est maltraité ?

Si une situation impliquant un enfant ou un jeune vous inquiète, nous vous invitons à contacter le Centre jeunesse Chaudière-Appalaches le plus rapidement possible. 418 837-9331, 1 800 461-9331

Il n'est pas nécessaire d'avoir la certitude absolue qu'un enfant est en besoin de protection pour signaler sa situation. Lorsque vos observations ou les propos de l'enfant vous donnent des motifs raisonnables, FAITES-LE. Les professionnels des centres jeunesse ont la responsabilité de faire les vérifications qui détermineront si l'enfant doit bénéficier de mesures de protection.

Quelles situations doivent être « signalées » ?

Au Québec, la Loi sur la protection de la jeunesse est le cadre légal qui protège les enfants de la naissance à 17 ans qui vivent des situations compromettant leur sécurité ou leur développement. Il peut s'agir d'enfants maltraités, abandonnés, exploités, victimes de mauvais traitements physiques, d'abus sexuels ou de mauvais traitements psychologiques, ou encore de jeunes qui présentent des troubles de comportement sérieux.

Certains indices ou verbalisations peuvent vous aider à préciser si un enfant ou un jeune est en difficulté, ce qui pourrait nécessiter l’intervention de la Direction de la protection de la jeunesse. Ces signes peuvent se manifester sous différents comportements et être associés à des situations qui risquent de compromettre la sécurité ou le développement de l'enfant.

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Qu'est-ce qui arrive une fois que le signalement est effectué ?

Lorsqu'ils reçoivent un signalement, le directeur de la protection de la jeunesse (DPJ) du Centre jeunesse Chaudière-Appalaches et ceux de chacune des régions du Québec ainsi que les intervenants qu'ils délèguent doivent d'abord déterminer :

Lorsque le signalement est retenu, la situation et les conditions de vie de l'enfant sont évaluées pour déterminer si sa sécurité ou son développement est compromis. Cette évaluation est basée sur les critères suivants : les faits signalés, l'âge de l'enfant, la capacité des parents à assumer leurs responsabilités, les ressources et le support du milieu pouvant aider l'enfant et ses parents.

Si le DPJ estime que la sécurité ou le développement de l'enfant n'est pas compromis, il doit en informer l'enfant et ses parents, de même que la personne qui avait fait le signalement.

Lorsque le DPJ considère que la sécurité et le développement de l'enfant est compromis, il doit :

Dans un cas comme dans l'autre, les mesures possibles dépendent de la situation. Cela peut aller du maintien de l'enfant dans son milieu familial auquel on fournira de l'aide, des conseils ou de l'assistance, jusqu'au retrait de l'enfant de son milieu pour une période déterminée. Si l'enfant est retiré de son milieu familial, il peut être confié à une famille d'accueil, à un centre de réadaptation, à des ressources d'hébergement dans la communauté ou, au besoin, à un centre hospitalier. (source : Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse- CDPDJ)

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CROYANCES FRÉQUENTES :

"Des histoires d'enfants martyrs, ça n'existe plus au Québec aujourd'hui!"
"De nos jours, les gens dénoncent systématiquement les situations d'enfants négligés!"
"J'habite un quartier favorisé, ce n'est pas ici que les enfants sont maltraités!"
"Si la DPJ s'en mêle, l'enfant sera automatiquement placé en famille d'accueil ou séparé de ses parents. Ce n'est pas ce que je veux!"
"La DPJ a le pouvoir d'intervenir dans n'importe quelle famille, alors je n'ai pas à m'en mêler!"

 

"Des histoires d'enfants martyrs, ça n'existe plus au Québec aujourd'hui !"

Faux. Les histoires d'enfants battus, abusés, négligés, il en survient de nouvelles chaque jour au Québec. Et nous ne sommes plus en 1920... En 2008-2009, juste pour la région Chaudière-Appalaches, la Direction de la protection de la jeunesse du Centre jeunesse Chaudière-Appalaches a retenu un peu plus de 450 signalements pour abus physiques ou risques d'abus physiques et plus de 300 signalements pour abus sexuels ou risques d'abus sexuels.

Si ces destins ne sont pas tous aussi dramatiques que celui de la petite Aurore Gagnon du film du même nom, quoique certaines s’y apparentent, ces jeunes méritent tous une chance réelle de s'épanouir dans un environnement sécuritaire qui répond à leurs besoins.

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"De nos jours, les gens dénoncent systématiquement les situations d'enfants négligés !"

Faux. Bien que la population soit de plus en plus vigilante face aux abus faits aux enfants, il n'en demeure pas moins que certaines personnes hésitent à signaler la situation d'un enfant négligé. Ce peut être pour protéger la réputation des parents, pour se protéger eux-mêmes par peur de représailles de la part des parents (même si les signalements sont confidentiels)... Mais en bout de ligne, il ne faut pas oublier que c'est la sécurité de l'enfant qui doit primer.

En Chaudière-Appalaches, en 2008-2009, près de 600 signalements ont été retenus par la DPJ du Centre jeunesse Chaudière-Appalaches pour cause de négligence ou risque de négligence.

"J'habite un quartier favorisé, ce n'est pas ici que les enfants sont maltraités !"

Faux. La maltraitance n'est pas une question de quartier, ni de statut social. Elle peut survenir dans n'importe quelle famille, de façon temporaire ou permanente, en raison d'une multitude de facteurs : contexte familial difficile, répétition de gestes agressifs d'une génération à l'autre, déni des lacunes parentales, troubles de comportement entraînant de l'agressivité parentale, etc.

"Si la DPJ s'en mêle, l'enfant sera automatiquement placé en famille d'accueil ou séparé de ses parents. Ce n'est pas ce que je veux ! "

Faux. Lorsque le signalement est retenu, la situation et les conditions de vie de l'enfant sont évaluées pour déterminer si sa sécurité ou son développement est compromis. C'est l'intérêt de l'enfant qui prime avant tout.

Ensuite, les mesures possibles dépendent de la situation. On priorise d’abord et avant tout le maintien de l’enfant dans sa famille. On fournira de l'aide, des conseils ou de l'assistance. Si l'enfant est retiré de son milieu familial, il peut être confié à un membre de la famille élargie, à une famille d'accueil, à un tuteur (tutelle subventionnée- nouveauté), à un centre de réadaptation, à des ressources d'hébergement dans la communauté ou, au besoin, à un centre hospitalier. Au Centre jeunesse Chaudière-Appalaches, près de 50 % des enfants et des jeunes pris en charge sont suivis dans leur milieu naturel et 35 % des jeunes placés le sont pour une période temporaire et finissent par retourner vivre auprès de leur famille.

Il se peut même, si le signalement n'est pas retenu, que la DPJ n'intervienne pas directement, mais réfère plutôt la famille à d'autres services pouvant les aider, notamment les Centres de santé et de services sociaux (CSSS), un centre hospitalier, une clinique privée, etc.

"La DPJ a le pouvoir d'intervenir dans n'importe quelle famille, alors je n'ai pas à m'en mêler !"

Faux. La DPJ intervient seulement à la suite d'un signalement retenu.

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